Depuis l'annonce du "deal" qu'il a passé avec Vladimir Poutine pour la livraison de diesel aux États-Unis, dimanche dernier, Donald Trump s'en donne même à cœur joie.
"Je pense qu'il est plus difficile de travailler avec Zelensky qu'avec Poutine" a-t-il lâché à la presse jeudi soir. "Tout ce que fait" Volodymyr Zelensky, "c'est de faire grimper les prix mondiaux du pétrole" en frappant les raffineries russes.
"C'est une honte […] Zelensky n'est pas, pour nous, le bon type pour trouver un accord. Il dit qu'il veut trouver un accord, mais il ne veut pas. Je ne l'aime pas beaucoup." Venu chercher un peu de soutien à Bruxelles où les dirigeants des Vingt-Sept étaient rassemblés ce jeudi et ce vendredi, le président ukrainien a tenu bon en affirmant que le camp ukrainien restait en "contact permanent" avec les négociateurs américains et qu'une "rencontre à un niveau ou un autre" aurait lieu "dans les prochains jours".
Volodymyr Zelensky n'a pas le choix, comme l'a elle-même reconnu vendredi la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas, le soutien opérationnel de Washington reste totalement indispensable pour Kiev en termes d'armement, de renseignement et de communications.
Le ralentissement volontaire de la composante militaire du système Starlink (Starshield) en Ukraine par les États-Unis en début de semaine – toujours en cours à l'heure actuelle – et son impact sur la défense ukrainienne l'a encore illustré.