Cette évolution s'inscrit dans la refondation du parti, désormais appelé Les Engagés, qui a intégré des personnalités se revendiquant du libéralisme et a adopté un manifeste aux inclinaisons libérales. Le président du parti, Yvan Verougstraete, parle de "télo-libéralisme", tandis que le vice-Premier ministre Maxime Prévot évoque une ligne "socio-économique de centre-droit".

Cependant, cette orientation suscite des remous internes. La députée Mathilde Vandorpe a exprimé son regret quant à la difficulté du parti à imprimer sa marque dans les gouvernements, pointant des désaccords avec la méthode de travail du partenaire MR. Des politologues soulignent que le libéralisme wallon actuel, axé sur la relance économique par la baisse des impôts, diffère de la ligne plus austéritaire suivie par Les Engagés au fédéral.

Les avancées sociales, traditionnellement chères au parti, semblent marginales et difficiles à valoriser. Des mesures comme l'assurance autonomie ou le refinancement des CPAS sont jugées insuffisantes, plaçant Les Engagés dans une posture défensive. Cette situation rappelle celle du PS sous le gouvernement Di Rupo, où la préservation des acquis sociaux avait primé sur l'obtention de nouvelles avancées.

Cette dichotomie entre une frange de centre-gauche plus ancrée et une dominante de centre-droit défendant une politique de sobriété crée des tensions. Les Engagés privilégient l'intérêt supérieur de l'État, une caractéristique historique, mais cette approche, bien que potentiellement appréciée en Flandre, peine à séduire les électeurs en Wallonie et à Bruxelles.